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Coordination et harmonisation des initiatives africaines et internationales sur l’énergie – événement annexe du Forum SE4All

Coordination et harmonisation des initiatives africaines et internationales sur l’énergie – événement annexe du Forum SE4All

Participants discussing at the SE4ALL Forum side-event

État 

achevé

Date 

19 mai, 2015

Pays 

États-Unis

Résumé

NEW YORK, le 19 mai 2015 – En marge du Second Forum de l’Énergie durable pour tous (SE4All) qui vient de se terminer à New York, le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie (PAEE), en collaboration avec l’ONG Practical Action, a organisé un forum de dialogue stratégique (sur invitation uniquement) sur la coordination et l’harmonisation des initiatives énergétiques internationales en Afrique. L’objectif de cette rencontre était de réunir des représentants de haut niveau d’initiatives internationales du secteur de l’énergie avec des représentants de la Commission européenne et de la Commission de l’Union africaine, afin de lancer un dialogue et d’obtenir une plus grande cohérence entre la pléthore d’initiatives énergétiques en Afrique qui devraient être présentées à la COP21, tout en cherchant des synergies de coopération.

Sous la houlette de M. Simon Trace, responsable de Practical Action au Royaume-Uni, les panélistes ont été sélectionnés parmi différentes initiatives et institutions. Ils comprenaient : Aboubakari Baba Moussa (directeur, département Infrastructure & Énergie, Commission de l’Union africaine) ; Roberto Ridolfi (directeur, croissance durable et développement, DG Coopération internationale et développement, Commission européenne) ; Daniel Schroth (Coordinateur, plateforme africaine de SE4All en Afrique, Banque africaine de développement) ; Pietro De Martin (directeur de cabinet, DG Affaire étrangères, Ministère italien des Affaires étrangères) ; et Kate Steel (chef d’équipe Énergie, US Power Africa).

« Assurer une coordination efficace des initiatives énergétiques en Afrique implique de respecter certains principes de discipline, confiance et honnêteté », Aboubakari Baba Moussa, Commission de l’Union africaine.
« Inviter US Power Africa et d’autres acteurs multilatéraux à cette rencontre montre clairement que l’UE souhaite encourager la coordination », Roberto Ridolfi, Commission européenne.

Au cours de ces débats très animés, tous les panélistes et le public ont reconnu que concernant les interventions dans le secteur de l’énergie en Afrique, le besoin de coordination entre les initiatives et donateurs était immense. En même temps, la difficulté d’assurer une telle coordination a été débattue et est due aux problèmes complexes liés à la structure et aux mécanismes nécessaires. Il est donc important de tenir compte de ces deux dimensions dans la promotion de la coordination.

Voici quelques conclusions clés tirées des débats :

1. Malgré un besoin urgent de coordination des initiatives, les efforts de leadership doivent être initiés par les pays hôtes eux-mêmes. Cela dit, un mécanisme qui permettrait d’intégrer une telle coordination aux systèmes existants de coordination régionale et continentale est fortement souhaité, pour éviter un éparpillement de stratégies nationales individuelles avec différents partenaires.
2. SE4All fournit un cadre de travail unique permettant d’encourager la coordination ; les pays africains et les donateurs doivent tirer parti des systèmes et mécanismes développés sous la houlette de SE4All pour coordonner leurs interventions.
3. Il est important pour les pays africains d’avoir des règles d’engagement communes en traitant avec les partenaires de développement, même s’il leur est toujours possible de soutenir les intérêts de pays individuels. En revanche, les panélistes se sont mis d’accord sur le fait que les donateurs devront également « enterrer les egos » pour permettre la coordination et l’harmonisation des initiatives.
4. Il est nécessaire de reconnaître qu’il n’est pas possible à tous les pays africains (en fait, seule une poignée d’entre eux pourraient se le permettre actuellement) de réclamer une meilleure coordination des donateurs en raison de la multitude de sollicitations dont ils font l’objet de la part des partenaires de développement, d’où le besoin d’une règle commune d’engagement pour les pays africains ;
5. Une bonne gouvernance est une condition préalable nécessaire pour d’abord assurer la coordination puis soutenir le développement dans les différents secteurs clés de l’économie africaine.
6. Il est important pour les gouvernements africains de reconnaître que si jamais la plupart des partenaires de développement traditionnels n’étaient pas en mesure de concurrencer la puissance financière de la Chine, les gouvernements africains doivent néanmoins prendre garde à ne pas se précipiter sur l’enchevêtrement de contrats de financement « abordables » qui leur sont actuellement proposés par des partenaires de développement émergents.
7. Les partenaires de développement admettent que la plupart des politiques énergétiques africaines ne reposent pas sur une vision nationale à long terme mais dans la plupart des cas par des manifestes de partis politiques qui les obligent parfois à accepter n’importe quelle initiative énergétique ou offre de financement proposée.

En conclusion, la solution mise en avant serait la suivante :

La Commission européenne et la Commission de l’Union africaine ont proposé que le Secrétariat du Partenariat Afrique-UE pour l’énergie convoque une réunion en juillet, en marge de la Conférence sur le financement du développement en Éthiopie, afin de concrétiser les actions sur lesquelles les partenaires se sont mis d’accord.

1. Les acteurs ont appelé le Secrétariat du Partenariat Afrique-UE pour l’énergie, en étroite collaboration avec SE4All, à soutenir (là où il est réaliste de pouvoir le faire) la coordination de leurs efforts dans la perspective de la COP21 et à les intégrer aux prochaines grandes échéances du secteur de l’énergie. Dans ce cas, le mécanisme de la « plateforme africaine » pourrait être adapté en tant que modèle d’implication des partenaires de développement.
2. Il existe un besoin de renforcement des capacités des Points focaux de la plateforme africaine de SE4All pour que la coordination des donateurs soit institutionnalisée dans l’engagement des différents pays avec les partenaires.

Par ailleurs, M. Aaron Leopold, représentant mondial de Practical Action au Royaume-Uni, a présenté le lancement d’un nouveau cadre de travail et d’une publication innovante, tous deux mis au point par la Facilité de dialogue et de partenariat de l’Initiative de l’UE pour l’énergie (EUEI PDF) et Practical Action. Cette publication se concentre sur les marchés décentralisés de l’énergie et a été créée pour les praticiens et décideurs politiques du secteur énergétique, dans le but de fournir des méthodologies et directives concrètes permettant d’améliorer et de mieux coordonner les différents marchés de l’énergie. À terme, l’objectif est d’augmenter l’accès, l’investissement, la croissance durable et l’efficacité dans le domaine de l’énergie.

Les conclusions de cette réunion alimenteront les débats du Sommet sur le financement du développement d’Addis-Abeba, de la conférence SAIREC et enfin de la COP21.

Lieu

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Sujets

  • Accès à l’énergie
  • Énergies renouvelables