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Consultation des parties prenantes de la Commission européenne sur les femmes et l’énergie durable, décembre 2016

Consultation des parties prenantes de la Commission européenne sur les femmes et l’énergie durable, décembre 2016

État 

achevé

Date 

7 décembre, 2016 - 8 décembre, 2016

Pays 

Belgique

Région 

Europe

Résumé

Le jeudi 8 décembre 2016, la Direction générale de la coopération internationale et du développement de la Commission européenne (DG DEVCO) a tenu une consultation des parties prenantes sur les femmes et l’énergie durable. 110 participants en provenance du monde entier ont assisté à cet événement réunissant des représentants de gouvernements, d’agences de donateurs, d’agences de l’ONU, d’ONG, d’agences régionales pour l’énergie durable, d’ONG et de réseaux de femmes, ainsi que des institutions européennes. En étroite collaboration avec la Commission et sa Facilité d’assistance technique, notre service EUEI Support a contribué à mobiliser la participation à cette manifestation et soutenu la consultation.

Dans ses remarques d’ouverture de la consultation, le directeur de la DG DEVCO, Roberto Ridolfi, a souligné l’importante priorité accordée par le commissaire Neven Mimica à la promotion du thème de l’égalité des sexes – non seulement dans le secteur de l’énergie mais aussi dans d’autres branches de l’économie telles que l’eau et l’agriculture. Il a également souligné que l’attribution de pouvoirs accrus aux femmes constituait une grande priorité intersectorielle dans tous les aspects de la coopération et du développement, et sera au cœur de l’agenda à venir de la DG DEVCO. De plus, la Commission s’appuie actuellement sur le Plan d’action de l’UE pour la promotion de l’égalité hommes-femmes (2016-2020) et le Consensus européen révisé pour le développement, ainsi que sur les récentes Conclusions du Conseil européen sur l’énergie et le développement, transmises en novembre 2016. Les dispositions de ce Consensus en faveur de nouveaux partenariats et la référence explicite, dans l’une de ces Conclusions, à la contribution des femmes aux chaînes de valeurs du secteur de l’énergie, en particulier dans la promotion des énergies renouvelables et d’un accès accru à l’énergie et aux services énergétiques, offrent un point de départ essentiel pour de futures actions.

Une première étape concrète dans ce sens est la création d’un fonds d’investissement de 20 millions d’euros pour la promotion de l’égalité des sexes, mis en place par la Commission au sein de l’Initiative de financement de l’électrification, ElectriFI. Son objectif est de faciliter l’accès à des financements abordables et à des services énergétiques à la fois fiables et durables. La consultation des parties prenantes sur ce fonds a réuni les acteurs mondiaux de l’égalité des sexes et de l’énergie, contribuant ainsi à augmenter la prise de conscience de ce nouvel instrument et permettant à ceux qui ont de l’expérience dans l’implication accrue des femmes dans le secteur de l’énergie de partager des expériences et d’établir des partenariats.

Felice Zaccheo, le nouveau chef de l’unité Énergie durable et Changement climatique, a fourni un aperçu de ce volet sur l’égalité des sexes au sein d’ElectriFI – l’objectif global étant d’accroître l’accès des femmes à l’énergie et le pouvoir en général des femmes dans ce secteur.

Des objectifs plus spécifiques sont par ailleurs :
1. L’amélioration de l’accès des femmes à des produits et services énergétiques durables et abordables, ainsi qu’à leurs outils de financement ;
2. L’amélioration de l’accès des femmes à la formation professionnelle dans ce secteur ;
3. La promotion des politiques de développement dans ce domaine.

Dans l’appel aux propositions à venir, la Commission cherche à financer 1 à 2 grands partenariats entre les organisations de plusieurs parties prenantes complémentaires et actives dans le domaine de l’égalité des sexes et de l’énergie. Ces partenariats devraient s’établir à différentes échelles (mondiales, régionales, nationales et locales) et être composés d’acteurs qui collaboreront en faveur de l’objectif commun consistant à accroître le pouvoir des femmes en général dans le secteur de l’énergie et en particulier l’accès des femmes à l’énergie. L’organisation partenaire chargée de la gestion du fonds doit être une association à but non-lucratif. Le partenariat doit chercher à multiplier les approches et modèles économiques testés et éprouvés au niveau de certaines chaînes de valeurs énergétiques spécifiques dans ses contextes régionaux ou nationaux respectifs. Il doit également inclure une organisation active dans la promotion de cet objectif et garantissant que des mesures de création ou d’amélioration d’environnements favorables sont entreprises. Au moins l’un des partenaires doit par ailleurs disposer d’une preuve tangible des progrès observés au service du partenariat dans la poursuite de cet objectif. Des organisations de la société civile (OSC), des organisations basées dans les communautés (CBO) et des ONG de femmes doivent combler les lacunes de leur environnement local. Les partenariats doivent collaborer activement dans le sens d’un meilleur accès aux financements pour les femmes dirigeantes d’entreprises énergétiques. Une mutation culturelle dans la démarche commerciale des institutions financières est appelée à développer de nouveaux produits financiers servant les besoins spécifiques des femmes entrepreneurs de l’énergie et à prouver la viabilité économique de telles entreprises.

La Commission européenne prévoit de lancer un appel à propositions début 2017. Les États membres sont ici encouragés à examiner les possibilités de co-financer des partenariats qui ont l’intention de soumettre des propositions et d’explorer les synergies potentielles dans leurs activités en cours sur les questions énergétiques et d’égalité des sexes.