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Plan en matière d’énergie de cuisson domestique

Plan en matière d’énergie de cuisson domestique

État 

achevé

Date 

1 janvier, 2013 - 31 mars, 2014

Pays 

Sierra Leone

Région 

Afrique occidentale

Résumé

Ce type de service ne fait plus part du RECP, mais est désormais couvert par la ligne de service SEADS.

Le bois de feu et le charbon constituent la quasi-intégralité de l'énergie utilisée par les foyers ruraux et urbains de la Sierra Leone pour cuisiner et se chauffer. Ils représentent environ 85 % de l'énergie totale utilisée dans le pays, que ce soit dans le secteur commercial, dans le secteur des services ou dans celui des entreprises familiales. Les taux d'urbanisation galopants ont généré une demande accrue de charbon qui, combinée à l'utilisation de technologies de conversion inefficaces, impose une forte pression sur les ressources forestières. La production de bois et de charbon est dorénavant une des principales industries rurales du pays. Sachant, en outre, que la pollution de l'air intérieur provoquée par cette utilisation inefficace du charbon ou du bois engendre des maladies respiratoires, principalement chez les femmes et les enfants.

En 2011, le ministère de l’Énergie de la Sierra Leone a saisi l’EUEI PDF d’une demande de soutien au titre du Programme de coopération dans le domaine des énergies renouvelables (RECP) du PAEE visant à appuyer

  • le ministère de l’Énergie de la Sierra Leone dans la phase de préparation d’un plan consacré à l’énergie de cuisson pour les ménages ;
  • l’élaboration d’une vision du cadre politique s’inscrivant dans le prolongement d’une approche consultative impliquant des parties prenantes clés, et
  • l’élaboration d’une feuille de route définissant les politiques et interventions susceptibles d’améliorer la durabilité dans le secteur et abordant à la fois le côté de la demande et celui de l’offre.

La mission avait pour objectif de soutenir les phases initiales de mise au point d’un plan visant à promouvoir les combustibles de cuisson des ménages en Sierra Leone, ce qui comprenait aussi l’élaboration d’une vision largement partagée.

Le projet a démarré par des réunions multi-parties prenantes qui avaient pour objet de sensibiliser les participants aux questions liées à la bioénergie et de stimuler ainsi le dialogue politique et le changement d’orientation stratégique dans le secteur de l’économie domestique. De très nombreuses parties prenantes issues de milieux divers ont été invitées à participer à des réunions régionales qui avaient pour but de stimuler les discussions ainsi que d’élaborer des recommandations sur les possibilités de développer le secteur de l’énergie de la biomasse tout en tenant compte des aspects liés aux moyens de subsistance et à durabilité environnementale.

Le projet a analysé l’ensemble de la chaîne de valeur de la biomasse commerciale et a interviewé des centaines de participants, fonctionnaires du gouvernement local et central, parlementaires, partenaires de développement et représentants d’ONG/OSC. Il a dressé un profil complet de la chaîne de valeur et des parties prenantes dans chaque segment et a passé en revue l’ensemble des politiques et stratégies nationales pertinentes. Il a mis au point une feuille de route tenant compte de ces priorités, en particulier dans les domaines de la gouvernance locale, la décentralisation, la foresterie et les politiques environnementales. La feuille de route, qui a été approuvée par les parties prenantes nationales, aborde des questions telles que la durabilité de l’approvisionnement en bois de feu et l'amélioration de l'efficacité énergétique dans les secteurs d'utilisation finale et de la conversion.

Le résultat immédiat de ce projet a été de stimuler la discussion et de sensibiliser au rôle majeur que joue la biomasse dans l’approvisionnement en énergie de la Sierra Leone. Concrètement, le projet a débouché sur l’élaboration d’une feuille de route définissant des moyens de promouvoir l’efficacité de la production de bois de feu au moyen de méthodes améliorées de gestion des ressources forestières, d’afforestation, de reboisement et d’utilisation des biocombustibles, par exemple. Le projet a débouché sur l’établissement d’un cadre visant à améliorer la gouvernance forestière du côté de l’offre ainsi que la gouvernance tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

La feuille de route sur le secteur national de la biomasse, qui a été mise au point dans le cadre de ce projet, propose un certain nombre d’actions à entreprendre, dont les actions prioritaires suivantes :

  • création d’un groupe national de parties prenantes du secteur de l’énergie de cuisson, présidé par le ministère de l’Énergie et impliquant tous les acteurs clés du gouvernement, des partenaires au développement, des ONG/OSC ainsi que des groupes du secteur privé ;
  • production durable - mise sur pied de quatre entreprises pilotes d’approvisionnement durable en bois combustible impliquant des producteurs locaux, des élus locaux, la division des Forêts et des propriétaires fonciers ;
  • soutien au développement de sources d’énergie de substitution, y compris GPL, briquettes de biomasse et autres sources de biocombustibles, et
  • efficacité – le projet recommande la mise en œuvre d'un grand programme national de promotion de l'efficacité énergétique mettant l'accent sur l'énergie de cuisson des ménages.

Dans un horizon de moyen à long terme, les effets à attendre du projet sont que les politiques nationales concernant la gouvernance locale, les forêts et l'environnement seront modifiées de façon à inclure l’offre et la demande de bioénergie domestique.

Lieu

Téléchargements

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Sujets

  • Accès à l’énergie
  • Efficacité énergétique
  • Énergies renouvelables